09.09.2011

Encore un petit film de NatEntraidAPN et des nouvelles !

Bonjour tout le monde !

Voici le dernier petit film de Nat, intitulé Violences psychologies, illustrations :



 

En passant voici mes dernières nouvelles. A l'issue des vacances scolaires, j'ai récupéré l'enfant commun. En juillet, ce dernier m'avait dit, alors que je faisais part à un ami de son souhait de vivre chez son père, et du fait qu'il était simple de ne montrer que le bon côté des choses sur deux jours, une semaine : "bon écoute maman, je vais passer un mois chez papa et on verra après".
Ce mois s'est donc écoulé. Et à peine de retour avec moi l'enfant me dit "Maman, j'ai réfléchi, j'ai passé un mois, chez papa, c'était bien mais c'est mieux chez maman et c'est chez maman que je veux habiter, je suis content de rentrer". OUF ! soulagement ! Comme me disait ma psy : "faite-vous confiance et défendez vos intérets", deux choses que j'ai du mal à faire naturellement !

Donc, je reprends des forces pour ce dossier. Je reprends confiance aussi. En fait il fonde sa requête sur du vent, du rien, du néant... Il grossit de traits de problèmes normaux liés à toute vie avec un enfant, oui un enfant tombe malade de temps en temps et rien de n'oblige à l'emmener chez un médecin pour un rhume ou de prévenir son père pour une maladie bénigne... En même temps il a assez pleuré pour avoir le carnet de santé (le seul document du couple en ma possession pendant et après la procédure de divorce) pour s'y référer. En fait il m'accuse de choses qui n'existent pas, ne pas paniquer, jouer l'étonnée... hein ??? je ne comprends pas ! Comme dirait un ami "faire l'âne".

22.08.2011

Petit point en cours de procédure pour la résidence principale de l'enfant commun

IMG_0008.JPGJe crois vous avoir déjà fait part en mai de la nouvelle procédure en justice lancée par mon ex-mari visant à récupérer la résidence principale de l'enfant commun au motif que je suis folle (classique), que je déménage tout le temps et donc je change l'enfant souvent d'école (normal vu que je suis partie sans le sou, j'étais en situation de précarité absolue, je n'allais pas rester au RSA toute ma vie) et que je refuse toute communication dans le cadre de l'autorité parentale conjointe (en même temps, je ne vais pas l'inviter à me harceler non plus, ni à mettre l'enfant au coeur d'un conflit de loyauté dès que j'ose émettre une opposition).

Je vous disais aussi que jétais contente de savoir quand l'épée de Damoclès allait tomber.

Dans la réalité, la palette émotionnel n'est pas si réduite. Je suis extrêmement stressée à l'idée de perdre la garde de l'enfant et, disons le aussi, la pension alimentaire qui entrait dans mon budget mensuel (ce qui entrainerait un nouveau déménagement) après la perte de mon emploi (pas de bol !).

Début août, donc, je profite que l'enfant soit chez son père pour monter mon dossier. Je reçois ce même jour les pièces de son dossier.

C'est une épreuve psychologique terrible.

Dans un premier temps, je n'ai pas pu lire ses pièces et je me suis effondrée, de nouveau en proie aux affres du doute et de la culpabilité, et de nouveau des milliers de questions ont surgi dans ma tête. J'ai relu tous les mails et LRAR échangés depuis deux ans et demi. Dans ces mails les apparences sont contre moi, j'ai l'air d'être une véritable harpie, je l'agresse en permanence, je ne réponds pas à ses mails, je commets des erreurs de date... Un observateur extérieur ne peux que confirmer ses dires. Lui est toujours dans la volonté de discussion, il a toujours un ton neutre, calme et serein, il argumente en permanence "dans l'intérêt de l'enfant".

Le doute revient en force, je ne sais plus qui a tort, qui a raison, je suis agressive, lui est calme, si ça se trouve j'exagère, dans la discussion poonctuelle rien ne justifie mon agressivité alors pourquoi suis-je agressive ? est-ce moi qui suis violente ? est-ce moi qui suis manipulatrice ? Est ce que tout ce blog est lié à ma perception faussée des réalités ? Est-ce moi qui ait un problème ? Ai-je raison de me battre ? L'enfant veut habiter chez son père ? Chez son père il y a une famille "normale" deux parents, un autre enfant, des emplois stables, des logements stables... L'enfant ne serait pas mieux chez son père ? Ai-je le droit d'imposer ma volonté à l'enfant, en niant son désir, ce qui est une caractéristique perverse ? Me suis-je trompée ?

Je suis mal, très mal. Je sais que j'ai de temps en temps des mécanismes de défense pervers, mais est ce juste un mécanisme ? est ce un trouble de la personnalité ? Je doute, je ne sais plus... Si je laissais enfant et pension à son père, je serais tranquille... C'est son père, après tout, pourquoi verrait-il l'enfant moins que moi ?

Je me revois à l'automne 2007 quand mon esprit a commencé à se dissocier sous l'effet des trop nombreuses injonctions paradoxales que je subissais. Mon esprit était envahit par les questions, les "Pourquoi", les "Que dois-je faire ?", les "Comment conjuguer toutes ces contraintes ?". Ce questionnement intensif m'empêchait de mener toute action, je passais ma journée couchée dans mon lit devant la télé, télé qui abrutissait mon cerveau et lui permettait de ralentir le flux incessant des questions. C'est l'époque où j'ai commencé à voir des "signes", c'est plutard que j'ai lu Jung, que j'ai appris le mot "synchronicités", que cette dissociation n'était pas le fruit d'une maladie mentale dont je pensais avoir les premiers symptomes, mais le résultat d'une souffrance innomable qui obligeait mon esprit à s'ouvrir à de nouvelles perceptions, à une autre vision de la réalité, pour ne pas sombrer, pour ne pas mourir. Pour moi d'ailleurs, je suis morte, psychiquement morte, mais revenue parmi les vivants. Pour moi, d'ailleurs, à ce moment là, j'étais morte, psychiquement morte, mais j'ai vaincu la mort, et je suis revenue après deux années de lutte acharnée. Dans l'instant, en cet automne 2007, j'étais juste au fond du gouffre, je ne savais plus qui j'étais, je pensais devenir folle.

Et voilà qu'en ce début de mois les questions revenaient, m'assaillaient, que je doutais de tout, de moi, des autres, de la réalité telle que je la voyais. Une année de psychanalyse pour apprendre à ne plus douter de mes perception anéantie.

Mais plusieurs choses ont changé depuis cet automne 2007. Je sais. J'ai compris. Je sais ce qu'est la perversion, ce qu'est le mal absolu, l'absence totale d'empathie, l'image, l'ego sur-dimensionné, l'emprise... Je sais. Je me suis déjà battue plusieurs fois contre ça. Et depuis cet automne 2007, j'ai déjà reconstruit plusieurs plans de ma vie, et maintenant j'ai des amis, des vrais, des sincères, des qui savent aussi, des qui m'ont vus psychologiquement ravagée quand j'ai quitté la maison, des qui sont capables de me renvoyer les conseils que je donne via ce blog ou FaceBook, dont les principaux : resituer le contexte et sortir de la sphère émotionnelle, se battre machine contre machine, sans sentiment, sans émotion, sans pitié, comme un jeu d'échec.

Donc ses amis ont été là pour m'aider à passer le cap et à reprendre pieds dans la réalité. "Le simple fait que tu te poses ces questions montre que tu n'es pas le minapulateur" "Tu te souviens comment tu étais quand tu es partie de la maison ?", "Il t'a laissé partir sans rien", "Quand il y avait de l'argent en jeu il t'a laissé l'enfant et quand tu n'avais rien pour vivre il te demandait encore de l'argent et ne se souciait pas de comment vivait l'enfant", "Attends, il veut te prendre l'enfant, et après il va se passer quoi ? tu ne le verra plus !", "Si tu doutes c'est que tu n'es pas pervers", "Ce n'est pas toi qui a un problème dans cette histoire", "Attends ia menti au juge en acceptant la convention de divorce tout en sachant qu'il ne pouvait pas la respecter et maintenant il fait valoir un changement de situation qui n'existe pas", "Tu avais raison, l'amiable était un piège", "Le simple fait qu'il demande la résidence principale pour ces motifs juste un an après l'homologation du divorce montre qu'il n'en a rien à faire de l'enfant et de sa stabilité contrairement à ce qu'il dit", "Il dit qu'ilo veut le bien de l'enfant mais créé lui-même un conflit durable"... Pourtant il a l'air si normal, lui... Mais non car la petite vie de famille "papa, maman, 2 enfants" n'est qu'une image, une illusion qu'il vend au monde qu'il vend à l'enfant, il lui parle des jeux futurs avec le bébé et l'enfant ne voit pas qu'il ne verra plus sa maman (à terme), que son individualité ne sera pes respectée, que sa passion ne sera pas suivie, que cette image ce n'est que le vernis qui cache une réalité toute autre, celle de l'incestuel, celle de la prison psychique, voire du meurtre psychique. Pour le moment il se la joue super papa, il doit impressionner son entourage pour qu'ils le soutiennent dans son combat, il doit impressionner le tribunal, mais ce n'est que du vent, qu'un image loin, très loin de la réalité.

En même temps, si j'avais été la minapulatrice de l'histoire, je n'aurais pas vécu ce conflit intrapsychique et cette dissociation entre fin 2007 et mi 2009, je ne me poserais pas toutes ces questions.

Si j'abandonnais l'enfant, oui je serais tranquille et libérée de lui, je n'en entendrai plus parler. Mais ai-je le droit de sacrifier mon enfant (même s'il est volontaire) à ce confort ? Non, je ne le souhaite pas. Non, les risques pour son avenir sont encore plus grands que ce que pourrait générer le conflit parental.

Un ami m'a dit aussi une fois "quand il y a manipulation, il faut tout de suite regarder du côté de l'argent", donc j'ai lu son dossier. C'est clair, il se fait passer, comme du temps du mariage, pour quelqu'un qui n'a pas les moyens de vivre. Il se sent lésé car il a gardé la maison et le crédit qui va avec alors qu'il vit chez sa nouvelle compagne. Il fait valoir qu'il ne peut pas payer la pension alimentaire... En fait, il est là l'enjeu... L'argent, encore et toujours... Et en regardant bien, j'ai compris et vu, c'est par là que je le coincerai. L'argent est une bonne base pour discréditer un minapulateur. Pour apityer le juge sur ses absences de moyens il a gonflé les chiffres et mis n'importe quoi... Ce sera facile à démonter... Dans sa tête, tout le monde est riche sauf lui... Et dire que j'ai failli tomber dans le panneau.

En gros, il compte sur moi, qui remonte une pente raide, pour assumer ses responsabilités et ses choix financiers. Il est incapable de se prendre en charge seul, et a besoin de moi pour le prendre en charge. Il est incapable de tenir un engagement pris l'année précédente, engagement dans lequel il mentait déjà. Le minapulateur est définitivement un sale gosse entre 0 et 4 ans d'âge psychique dans un corps d'adulte, et il veut se voir confier la responsabilité d'un enfant. Non sérieux, je dois être effectivement folle car là je crois halluciner devant dans de contradictions.

Du coup, grâce à tout cet entourage qui m'a remis les idées en place (démonstration de l'utilité d'avoir des amis, chose que les minapulateurs vous empêchent d'avoir pour précisément cette raison) et à la lecture reprise de documents que je lisais pour comprendre, j'ai remonté la pente, beaucoup plus forte et pugnace qu'avant. La psy d'une amie lui a dit "il ne connait pas la femme que vous êtes devenue". Je me retrouve aussi dans cette phrase, c'est certain, lui, ne me connait pas, il ne me connait plus. Je suis devenue très forte et à chaque attaque je ressors plus forte qu'avant.En fait il ne m'a jamais connue autrement que part ses propres projections.

Je ne suis pas une mère parfaite, j'ai des défauts et le droit de les avoir, je fais des erreurs comme tout être humain mais je ne suis pas une personne destructrice. Inutile donc de culpabilir par rapport à mes manquements qui ne sont que le reflet de mon humanité. L'enfant est stable et équilibré, c'est ce qui compte, ce qui est important.

Donc j'ai repris du poil de la bête et je vais me battre pour l'enfant même si cette situation met l'enfant au milieu du conflit parental. Je ne sais pas si c'est mieux ou pire que de le laisser à son père, mais au moins, j'aurai tenté.

Les juges ont quand même de lourdes responsabilités.

Et moi ? Je veux juste qu'on me laisse tranquille. Qu'il cesse de vouloir se reposer sur moi en utilisant l'enfant comme moyen de pression. Y en a marre.

Un PDF sur les violences conjugales à destination des professionnels

Ce PDF est présenté par le ministère du travail, des relations sociales, de la famile et de la solidarité. Si, vous voulez savoir comment aborder le sujet en tant que professionnel (du milieu médical, social ou judiciaire) lisez bien ce document jusqu'au bout. Il concerne principalement les violences physiques, et encore celui qui tape n'est pas toujours l'instigateur des violences mais la victime qui n'en peut plus et se défend (maladroitement).

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/40/54/12/BrochurePro....

Repérer l'instigateur réel des violences est parfois un exercice difficile. Je dirais que c'est celui qui souffre le moins en pleurnichant le plus, celui qui n'a aucun état émotionnel face à la détresse de son conjoint, celui qui n'introjecte aucune culpabilité.